Il fut un temps où Renault pouvait faire rêver. Ou du moins faire envie. Une époque pas forcément si lointaine, où la marque était saluée pour sa créativité et faisait parler avec son design. Les plus jeunes ne peuvent croire cela. De nos jours, la marque au losange n’est pas attirante, on se demande même parfois ce qui pousse la clientèle à se rendre dans les concessions Renault. Les choses seraient sur le point de changer avec l’arrivée de la Clio IV. Mais ce qu’il faut vraiment au français, c’est un produit au fort capital « sympathie ». Un porte-drapeau qui accroit la notoriété et dont l’image bénéficie à l’ensemble de la gamme.
Mais on est nombreux à avoir perdu espoir depuis l’arrivée de Carlos Ghosn. Le cost-killer a supprimé les mots émotion et fun du vocabulaire Renault. Pour lui, il faut être consensuel pour être rentable. Bizarre d’avoir cette logique quand on est un homme qui a défendu bec et ongle la renaissance de la Nissan GT-R… Heureusement que sous Carlos Ghosn, dans l’organigramme du groupe, il y a Carlos Tavares, le DG de la marque Renault, qui est un vrai passionné. Si on a sous les yeux ce concept, c’est en grande partie grâce à lui. Et si un jour il y a vraiment le retour d’Alpine en série, il faudra lui ériger une stèle.
L’idée d’une étude de style rendant hommage à la Berlinette A110 semblait logique dans la mesure où ce modèle fête cette année ses 50 ans. La probabilité d’industrialiser l’engin semblait moins évidente connaissant Renault. Car nombreuses ont été les frustrations ces dernières années en voyant de sublimes concepts qui n’aboutissaient à rien. Mais les choses seraient différentes. De l’aveu même des dirigeants de la marque, la commercialisation d’une nouvelle Alpine est sur la bonne voie. Aucune décision n’est officiellement prise pour le moment (cela se décidera en fin d’année) mais on se demande comment Renault pourrait faire marche arrière après avoir été si bavard.
La marque l’avoue clairement, et ce n’est pas compliqué à comprendre, le problème est financier. La base pour construire une nouvelle Alpine n’existe pas au sein de la marque, même si elle peut se trouver dans le groupe. Mais Renault sait ce qu’il veut. L’auto en question devra être une propulsion et ne sera pas une réinterprétation néo-rétro de l’A110. Les puristes seront sûrement déçus mais il faut vivre avec son temps. Il y a bien quelques références visibles sur la carrosserie mais elles sont limitées. La seule vraiment identifiable reste les projecteurs additionnels bombés posés en bout de capot. Réalisée chez Faster, la carrosserie en carbone arbore une nouvelle couleur bleue qui réinterprète le « bleu Alpine » pour le réactualiser.
Pour le reste, le design est contemporain et dérive étroitement de l’étude Dezir. On retrouve la même silhouette large et basse, les mêmes flancs travaillés ou encore une poupe similaire, composée d’un immense extracteur d’air surligné d’une bande pour les feux. Les nouveaux codes stylistiques de la marque sont présents, avec notamment la calandre intégrant un immense logo vertical. Si voiture de série il y a, le losange ne devrait pas être présent sur le capot. Renault veut faire d’Alpine une marque à part pour ses modèles sportifs. Un peu comme Abarth pour Fiat, même si on ne sait pas si la Clio RS pourrait devenir Alpine Clio.
Renault a voulu se faire plaisir et ne voulait pas présenter un engin servant juste à faire bien dans les salons. L’A110-50 est un vrai prototype, conçu sur la base de la Mégane Trophy. Il en reprend le châssis tubulaire, qui a cependant été rigidifié et modifié du fait de la hauteur inférieure de l’auto. Pour faciliter le travail des équipes de maintenance, ce concept-car intègre un système de vérins de levage. Cet équipement pneumatique, directement issu des compétitions d’endurance, permet notamment de changer les roues avec une rapidité extrême.
Renault a voulu se faire plaisir et ne voulait pas présenter un engin servant juste à faire bien dans les salons. L’A110-50 est un vrai prototype, conçu sur la base de la Mégane Trophy. Il en reprend le châssis tubulaire, qui a cependant été rigidifié et modifié du fait de la hauteur inférieure de l’auto. Pour faciliter le travail des équipes de maintenance, ce concept-car intègre un système de vérins de levage. Cet équipement pneumatique, directement issu des compétitions d’endurance, permet notamment de changer les roues avec une rapidité extrême.
Autres articles
Renault a particulièrement soigné l’aérodynamique de l’engin. A l’avant, un splitter masqué dans le bouclier génère une dépression, et donc un appui aérodynamique important. A l’arrière, un diffuseur accélère le flux d’air sous le fond plat. L’effet de sol est donc important pour coller l’A110-50 à la route. Les jantes de 21’’, fixées par un écrou central, sont spécifiques et chaussées de pneus Michelin homologués pour la route. Toutes les aides à la conduite ont été bannies. Le but est de mettre en exergue les talents du pilote. Un pilote qui aura à sa disposition 400 ch. Le moteur est un V6 3,5 litres placé en position centrale arrière. Il est associé à une boîte de vitesse séquentielle semi automatique à 6 rapports.
Reste maintenant le plus dur : attendre. Attendre de voir le proto au Mondial de l’Auto, attendre la décision de la mise en production et attendre de pouvoir l’acheter si le feu vert est donné. Dans le meilleur des cas, il faudra patienter jusqu’en 2015.
Reste maintenant le plus dur : attendre. Attendre de voir le proto au Mondial de l’Auto, attendre la décision de la mise en production et attendre de pouvoir l’acheter si le feu vert est donné. Dans le meilleur des cas, il faudra patienter jusqu’en 2015.

LA UNE
LIVRES















